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Cu - Cuivre

Le cuivre est un cation essentiel au métabolisme oxydatif, à la croissance cellulaire et à la synthèse de l'hémoglobine. Le cuivre est le pilier des pigments respiratoires (hémocyanine) des céphalopodes et des crustacés, à l'instar du fer chez les vertébrés, ou du vanadium chez les ascidies marins.

Il en existe 60 à 125 mg chez l'adulte, stockés dans le foie, les muscles du squelette et le cerveau.

Fonctions:

  • Antivirales et anti-bactériennes - Fonction majeure dans les phénomènes d'oxydoréduction - Entre dans le métabolisme des hormones de la thyroïde
  • Participe à la tenue des cartilages et des parois artérielles
  • Concourt à la régulation des fonctions rénales, hépatiques et intestinales
  • Participe à l'hématopoïèse et au métabolisme du fer (le cuivre est lié à la céruloplasmie) - Est un catalyseur de la vitamine C.

La carence de cuivre donne une anémie avec neutropénie, une propension aux infections et déformations osseuses, ainsi que des problèmes majeurs tardifs cardio-vasculaires: anévrisme, atrophie myocardique.

Son excès entraîne des signes en rapport avec les organes surchargés, ou avec les métaux déplacés (zinc, manganèse, magnésium): artériosclérose, arthrose, troubles neuro-psychiques, hypertension, PCE, tension prémenstruelle, fausses-couches répétées, éclampsie, malformations congénitales, fibroses kystiques, hypoglycémie, insomnies, vieillissement prématuré, bégaiement et dépression nerveuse, autisme, hyperkinésie infantile, psychose du post-partum, psychoses paranoïdes et hallucinatoires.

Des dosages élevés de cuivre sanguin sont retrouvés dans les cas de schizophrénie infantile ou adulte, d'histaminopénie, grossesse, pellagre, polyarthrite, hypertension, céphalées migraineuses, épilepsie, certaines sénilités, et de prise de contraceptifs oraux.

Il est important de noter qu'il faut entre 5 et 15 ans pour abaisser la cuprémie élevée physiologique de l'enfant jusqu'au taux adulte (et améliorer au passage la classique hyperkinésie infantile).

Interactions élémentaires

  • Le métabolisme des composés organiques contenant du cuivre est favorisé par la présence de faibles taux de cobalt, fer, zinc et molybdène; il est perturbé par de grosses quantités de zinc et/ou de manganèse.
  • Les antidotes du cuivre sont le sélénium et le molybdène qui empêche l'absorption du cuivre, mais les antagonistes sont le zinc et le manganèse (augmente l'excrétion rénale du cuivre).

Cuivre et environnement

  • Les régions granitiques sont carencées en cuivre au niveau des sols,
  • Le stérilet est source importante de cuivre organique,
  • Tout stress, inflammation, infection ou agression élève le taux sanguin de cuivre.

En cancérologie, la rééquilibration de Fe/Cu serait désirable pour améliorer les conditions de l'immunodéfense cellulaire.

Facteurs d'environnement

Essentiel à la vie, le cuivre n'en est pas moins vite toxique en cas d'excédent: l'adulte ingère facilement 3 à 5 mg/jour, avec 2 mg de besoin effectifs .

Indications:

Utilisé fréquemment avec succès en dose catalytique (60 mg/l) dans :

  • Infections virales et bactériennes (grippes, sinusites, otites, cystites)
  • Arthrose - Arthrite, polyarthrite rhumatoïde - Anémies ferriprives
  • Asthme et dyspnée spasmodiques

Aliments riches en cuivre: Foie, oeufs, poisson, noix, amandes, mélasse, cresson

Apport quotidien recommandé: 2 -3 mg

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