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A - Les OLIGO-ÉLÉMENTS

Cinq éléments constituent 97,5 % de notre poids. Ce sont:

l'oxygène - 65,0 %

le carbone - 18,0 %

l'hydrogène - 10,0 %

l'azote - 3,0 %

le calcium - 1,5 %

Cinq autres éléments constituent 1,75 % de notre poids. Ce sont:

le phosphore - 1,0 %

le potassium - 0,2 %

le soufre - 0,25 %

le sodium - 0,15 %

le chlore - 0,15 %

Tous les autres éléments qui composent l’organisme ne représentent que 0,75 % de son poids. Ce sont les oligo-éléments (magnésium et fer inclus, bien qu'ils soient souvent considérés comme des macro éléments). Parmi ces 0,75 %, il est établi que 15 oligo-éléments sont essentiels à la vie. Ils répondent tous aux trois critères suivants:

1. Concentration constante dans le sang.

2. Une carence de l'un de ces éléments entraîne des troubles physiologiques qui seront

corrigés par un apport de ce même élément.

3. Leur rôle biochimique est démontré.

Certains, comme l'or et l'argent, n'ont pas été reconnus comme essentiels, mais ils ont une place prépondérante dans la thérapie catalytique en renforçant l'action du cuivre. D'autres encore, tels que le lithium ou le bismuth ne répondent pas à tous les critères définis ci-dessus, mais leur utilisation en médecine est effective depuis longtemps. La thérapie par les oligo-éléments est utile dans les cas de carence, qui entraînent une inhibition des fonctions catalytiques, d'autant plus grave s'il s'agit d'un cation bio-activateur spécifique d'une enzyme ou d'un pigment transporteur. Plus qu'une énumération des principales propriétés de chaque oligo-élément, il est utile de donner quelques exemples des propriétés organiques de ces éléments, dont les plus intéressants sont les métaux bio-activateurs enzymatiques (co-enzymes): ils forment avec l'enzyme dédiée et le substrat un complexe de transfert de charge; plus ce complexe est instable, plus la réaction catalytique est rapide. Le fer ou le magnésium font des complexes de transition peu stables, souvent en cause dans les réactions bio-catalytiques. Des cations métalliques comme le nickel forment des complexes plus stables et produisent des réactions plus lentes. Les complexes formés avec les métaux lourds sont tellement stables qu'ils ne sont plus libérables, et que la réaction ne peut plus se réaliser; ce sont donc des bio-inhibiteurs.

AVONS-NOUS BESOIN D‘OLIGO-ELEMENTS ?

La réflexion doit moins se situer au niveau de la quantité d'oligo-éléments que nous ingérons qu’au niveau de la « bio disponibilité » de ces éléments. Claude Meunier dans une thèse majeure a mis en évidence, en 1971, que l'amétallose enzymatique ne correspond pas à une carence en oligo-éléments mais à une non-disponibilité des ions qui engendre une dépression de la fonction catalytique des enzymes métallo-dépendants." Cette diminution de la disponibilité des ions s'opère souvent par des molécules organiques formant avec les cations métalliques des complexes organo-métalliques chélatés très stables; le cation est ainsi "piégé" voire inassimilable. Or, par toutes ces chélations non-physiologiques liées à l'industrialisation de notre alimentation (pesticides, engrais, additifs, conservateurs) ainsi que par les pollutions qu'engendre notre civilisation (métaux lourds), jusque dans nos outils thérapeutiques, (antibiotiques, antiseptiques) nous diminuons gravement la bio disponibilité des oligo-éléments essentiels à la vie. Si nous y ajoutons la fuite urinaire de ces éléments liée au stress excessif, il devient de plus en plus important et urgent d'apporter un supplément qualitatif et quantitatif d'oligo-éléments essentiels.

POURQUOI UNE FORME PEU CONCENTREE ET IONISEE ?

L’utilisation catalytique des oligo-éléments se réfère aux études de Gabriel Bertrand pour établir la concentration optimale. Il a démontré déjà en 1912 que l'activité du manganèse dans la reproduction des conidies noires nécessaires à la reproduction de l'aspergillus niger se situait dans une zone définie de l'ordre de 10*8. En fait, en augmentant la concentration, on augmentait son efficacité dans un premier temps puis on la diminuait pour finalement l'annuler totalement. D'autres vérifications ont été faites ultérieurement chez l'animal et chez l'homme. C'est le Dr. Jacques Ménétrier qui appliqua en médecine humaine les expériences princeps de Gabriel Bertrand pour établir que l'efficacité optimale chez l'homme se situe dans une concentration de l'ordre de 10*6. D'autre part, le fait d'utiliser un oligo-élément sous forme liquide augmente la biodisponibilité de manière significative. George K. Davis de l'université de Floride a démontré qu'un métal arrive plus rapidement à sa dose toxique sous forme ionisée que sous sa forme solide.

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